Arrivee au Surinam/Le 23.11.2OO7

      C'est par un très long chenal que nous sommes enfin rentrés dans la rivière Surinam, suivant un bateau de pêche pour accèder en coupant à la deuxième bouée du chenal.
Le soleil déclinait à l'horizon, il était temps de gagner un mouillage à l'embouchure, comme nous l'avait indiqué Eric, un radio-amateur français qui travaille dans le coin depuis des années. La marée s'étant inversée et le courant descendant ne nous permettant plus que 1.9nds, nous nous sommes dégagés du chenal et avons mouillé dans 5 mètres d'eau, bien avant l'endroit indiqué.

Au petit matin, nous découvrons la vaste embouchure bordée de part et d'autre de hautes mangroves, de petits villages de pêcheurs, animée d'une vie aquatique intense avec des combats de gros poissons blancs qui tourbillonnent dans l'air et  de petits globicéphales bien noirs par groupes de 4 ou 5 qui piquetent l'eau grise de leurs ailerons et plongent voraces à la poursuite de leurs proies. Passages d'aigrettes, 4 blanches, une noire. Nous appelons les autorités pour signaler notre présence et notre prochaine venue.
Au flôt, nous levons l'ancre pour descendre le fleuve jusqu'à Paramaribo, la capitale du Surinam, où se font les formalités d'entrée. Sur les bords du fleuve, des petits villages, avec de coquettes maisons au toit bleu, rouge ou vert. On se croirait plutôt dans une Europe exotique.

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1. En avant, dans le fleuve Surinam

      Après un long méandre, un fort courant nous précipite sur les quais d'un port industriel peu propice à l'abordage. Au milieu du fleuve, à cet endroit, un bateau est échoué, triste épave, témoin du sabordage de son commandant allemand, lors de la dernière guerre. Une vedette rapide nous rejoint. Ce sont les autorités. L'officier,bien basané, vient à bord. C'est Samedi et les formalités ne se feront que lundi surtout que le lendemain, c'est la fête nationale de l'indépendance.
- ici, nous dit-il, il y a de tout, des africains, des indonésiens, des chinois, des descendants des colons hollandais..Il y a des chrétiens, des juifs, des musulmans, des hindous.... Peu nous importent la couleur de peau et la nature de la religion. Nous avons assez à faire pour élever nos enfants.
Voilà qui est bien parlé. Puis il prend une feuille de papier et nous fait un plan pour localiser les différentes administrations que nous devons visiter lundi. Il regarde notre pavillon jaune en tête de mât :
- il vous faudra trouver un drapeau du Surinam.
- Ok ! sir !
Ici, le language officiel est le hollandais, mais tout le monde parle anglais. Super pour nous !
L'officier nous indique ensuite le mouillage d'attente, juste face au ponton d'un méga-hotel, dans le quartier ministériel et historique de la ville, là où justement le lendemain va se passer la fête de l'indépendance.

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2. Independance day
       Et le lendemain, pas trop tôt, nous voici dans la ville, une ville de type colonial, avec de belles maisons en bois blanches à portique, avec des édifices gouvernementaux qui datent de l'occupation hollandaise d'une architecture plus européenne que locale. De beaux arbres, un peu partout, où chantent de multiples oiseaux. Des caimans dans la rivière qui rejoint le fleuve.

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Maisons coloniales
       Une atmosphère très détente mais en même temps un souci de propreté (la Hollande) et d'harmonie. Que de belles voitures aussi ! le Surinam semble prospère.Et, que de fleurs ! des fleurs de rêve, comme celles vendues dans ce petit marché où chaque étal rivalise de beauté.

       Plus nous avançons le long du fleuve, plus la foule se fait dense : une foule bigarrée et joyeuse, beaucoup en costume locaux et traditionnels. L'atmosphère est détendue. On ne sent pas du tout d'agressivité. Les gens sont propres, bien habillés et bien disposés. On se plait. D'autant plus que la nourriture locale, à base de riz épicé, de bananes, patates douces frites et de multiples autres nouveautés, est excellente. Pas difficile de trouver un drapeau du pays : il s'en vend sur tout le parcours et le palais présidentiel en est tout enrubanné.

5. Palais présidentiel en fête.
     Revenus au bateau, nous hissons notre drapeau en entonnant la marseillaise.