KO PHEDRA

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La mer autour de KO PHEDRA nous apparait hérissée de rochers verticaux. C'est comme si la nature voulait nous surprendre toujours davantage et nous préparer au plus spectaculaire. Le bateau approche et nous rapetissons au fur et à mesure que les falaises verticales de Ko Phedra se découpent dans le ciel bleu. Incroyable de beauté !

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Le mouillage n'est pas du tout à l'endroit indiqué sur le guide nautique. Nous ne trouvons de profondeurs valables - entre 9 et 10 mètres qu'à l'opposé, dans une courbe que fait l'île vers son sud.
De suite, nous nous mettons tous les trois en tenue de plongée. Il y a une distance appréciable entre le bateau et les falaises. Patrick explore les excavations formées par d'énormes blocs tombés du haut de la falaise. Il trouve un passage à la nage et réapparait de l'autre côté. Nous regagnons tous les trois Papa Djo contre courant !!!

Dans la nuit, Patrick sonne le clairon !
- L'eau coule dans le bateau.
Nous nous précipitons, Hervé et moi. En effet, il y a voie d'eau. Zut alors ! Après recherches, il s'avère que l'eau provient de la pompe d'eau de mer. On coupe l'eau de mer.  Les deux hommes démontent la pompe et réparent. Mais l'eau est rentrée dans l'huile du moteur. Ca fait mayonnaise et ce n'est pas bon du tout. Alors, il faut pomper toute cette huile et la remplacer. Il ne nous reste pas assez d'huile dans le bidon de secours et sans huile neuve, on ne peut pas mettre le moteur.

Cassepieds, ces situations !! On décide de partir à la voile. C'est pétole qui nous attend. Le voilier se traine lamentablement. Je mets la ligne de pêche à l'eau. Le bateau se traine lamentablement et soudain il s'arrête net; Le fil de pêche est tendu. Nous sommes accroché à une bouée !!! Patrick a la bonne idée de tirer sur le fil jusqu'à la bouée entrainant le bateau qui se laisse faire dans ce calme absolu. Il récupére le leurre et le bateau repart lentement. Pas de signe dans le ciel d'un quelconque changement.

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Au large de KO PHEDRA, on avise un pêcheur à longtail;
- Et si on lui demandait du poisson ?
Le pecheur aborde le bateau. On fait commerce avec d'énormes calamars qu'il vient de prendre dans son casier.

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- On devrait lui demander s'il a de l'huile de réserve.
Et Patrick lui tend un bidon d'huile vide.
Ah ! il n'en a pas.
L'idée nous vient qu'il peut remorquer le bateau jusqu'à son village. Il est d'accord. C'est sur l'île de Talibong. En avant !

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Ce pêcheur s'appelle Pon. Il va s'avérer très serviable. Une fois en vue de la baie où se trouve son village, il largue l'amarre pour que nous puissions mouiller le bateau. Puis Hervé et Patrick embarquent sur le longtail et filent vers le village de pecheurs où Pon les conduit.
Arrivés là-bas, tout s'enchaine rapidement; La femme de Pon qui a été prévenu a déjà deux bidons d'huile pour le bateau. Quand ils reviennent, ils s'attaquent immédiatement au changement d'huile. On remet le moteur en marche. GOOD !

Il n'y a plus qu'à déguster les énormes calamars qu'Evelyne a eu le temps de cuisiner et de se détendre de toutes ces émotions en essayant de repérer les Dugong, cad les vaches de la mer, qui pullulent dans cette baie. On voit bien des tourbillons, une seule tête et puis c'est tout.
Nous allons passer la nuit dans cette baie accueillante et partir au petit matin pour KO LANTA.