Avarie ! Avarie !
Nous sommes tous deux consternés. Notre beau génois blessé !
- Vite ! Hervé, il faut faire quelque chose
Hervé est là, presqu'impassible.
- Mais enfin ! On ne peut rester là sans rien faire.
- Oui ! mais faire quoi ?
- Je ne sais pas, moi, le descendre.
- C'est impossible de le descendre maintenant. Nous allons l'enrouler.
Et nous commençons à enrouler le génois jusqu'à bien prendre la déchirure et la masquer par des couches successives. Il reste encore assez de toile pour naviguer avec. Mais l'enrouleur, tiendra-t'il ?
- Nous allons préparer le foc N°1.
- Ou est-il celui-là ?
- Dans le fin fond de la cabine arrière; Il faut tout retirer pour l'atteindre.
Super ! La cabine arrière est ce qu'on appelle une cabine cercueil, juste la place pour enfiler un corps et pour nous un grand débarras.
Hervé finit pas extirper le sac qui contient le secours.
- Mais, nous allons nous trainer avec celui-là. Autant mettre également la trinquette.
C'est que ce foc est tout petit en compâraison du génois. Il dépasse de peu la trinquette.
Hervé hisse le tout. Evelyn, le dos fatigué, arrête d'agir. Enfin, avant le coucher du soleil, les trois voiles sont à poste. Surprise ! oh surprise ! on avance aussi bien qu'avant.