Parés ?
parés.
Envoyez !
Papadjo est dans la zone du canal. Il vient des Perlas par vent debout, à la voile. Au dernier bord, nous sommes au niveau de la premiere bouée du canal de Panama.
- Balboa Yatch Club ? Balboa Yatch Club ?
- Si
et j'explique à Carmen, la secrétaire du club, que notre moteur ne répond plus et que nous demandons qu'une des lanchas du club nous remorque jusqu'à notre bouée.
- Impossible, c'est trop loin, rapprochez-vous.
Parés ?
parés.
Envoyez !
Hervé est à la barre.Rudy, notre gendre et Evelyn aux écoutes de génois.A l'ordre d'Hervé, l'un lache l'écoute pendant que l'autre la reprend. C'est physique, ca fait les muscles.
Le canal se fait de plus en plus étroit et nous savons qu'il y aura de moins en moins de fond.
Papadjo se comporte tres bien et progresse dépassant les deux îles de Flamenco et l'immense tour de contrôle du canal. Au fait, ils vont nous repérer et sans doute, dans ces zones-là de gros trafic, la voile doit être interdite.  Mais, nous n'avons pas le choix.
- Je vais mordre sur le canal maintenant.
- Eh bien ! tu attendras. Il y a un cargo qui en sort et un autre qui y entre.
Et, à nouveau virement de bord.
A l'intérieur du bateau, il y a notre fille, Natacha, son bébé de 5 mois,Romane dans les bras et Rebecca, sa petite fille de 4ans. Tous ces virements de bord doivent être bien inconfortables pour elles toutes. Nous, par contre, nous nous amusons à faire de la voile pure. D'habitude, tout cela se fait au moteur et surtout dans ces zones là, avec des cargos dans tous les sens.
Ah ! le moteur ,
On peut le décrier le pauvre ! mais ce n'est pas lui du tout. c'est l'alternateur ! il ne marche plus, il n'alimente plus les batteries de service ni la batterie du moteur qui ne dépend que de lui. Hervé s'en est aperçu dès que nous sommes arrivés, il y a plus d'une semaine maintenant, à notre première île des Perlas, l'île de Pedro Gonzales. En effet, le deuzième jour dans l'île, ciel brumeux et batteries de service qui montrent des signes de faiblesse. Pas normal ça, avec le moteur qui a tourné beaucoup depuis notre départ. Elles devraient être chargées à plein, malgré l'absence d'apport des panneaux solaires aujourd'hui. Et le moteur qui ne veut plus démarrer ! vérification faite : sa batterie propre est à plat.
En rade aux Perlas ! scénario d'un paradis foutu.
Hervé parle de rejoindre au plus vite Panama et de reprendre la croisiere apres. Evelyn pense interieurement que le rythme serait cassé et que ce serait bien dommage. Mais, on doit d'abord penser à la sécurité de l'équipage et du bateau.
De Pedro Gonzales, où les locaux nous ont regonflé tant bien que mal, la batterie du moteur, nous remontons donc vers Cantadora où nous ferons escale pour ensuite rejoindre Panama.
Coup du ciel ! nom de Dious ! le temps se met au carrément beau. On nous avait pourtant bien dit que Novembre, c'était bad, malo, avec plein de pluie et d'orages.
Les plages de Cantadora, au sable si fin et si doré, s'illuminent tout comme les rochers de la Punta Verde. Les batteries de service se mettent à palpiter vers le haut et Rebecca courre sur la plage, éblouie de tout cet espace où seuls ses petits pas vont laisser une empreinte.
Le bébé, Romane, gazouille dans le carré.
- Eh ! si on continuait ?
Hervé réfléchit. C'est vrai que nos batteries de service ont repris de l'allure. C'est vrai aussi que la batterie moteur ne répond pas. Mais, il peut bidouiller.
Alors, recommence la croisière, avec chaque fois la minute ou les minutes de suSpense :
repartira ou repartira pas ?
Hervé connecte ses fils au moteur comme une savante araignée tisse sa toile; Ca ne démarre pas comme ca. Il faut plusieurs essais, plusieurs differentes prises de connection. On re tient son souffle. Une fois, non, deux fois, non, puis brouuuuuuu! ca repart. Applaudissements de l'équipage.
Nous repartons vers les îles, vers Kassaya puis vers l'ile del Rey et ses fabuleux mouillages.
Grouillements dans l'eau.
Regardez !
On aperçoit une espèce de machoire géante pleine de boursouflures.
- mais c'est un monstre.
- C'est affreux.
- C'est comme le monstre du Lochness.
Le gros machin se déplace montrant son dos maintenant.
- C'est une baleine, pas de doute maintenant. Pourtant, on nous avait bien dit qu'il n'y en aurait plus au mois de Novembre.
Elle s'éloigne. c'est une baleine jubarte dite baleine à bosse qui peut atteintre jusqu'à 16 mètres et pèse entre 25 et 35 t. Ses nageoires pectorales sont longues et représentent le tiers de la longueur corporelle. Son nom lui vient du fait qu'elle possède une bosse sur laquelle trone une nageoire dorsale légèrement crochue et arrondie en son extrémité. Son dos est gris foncé ou noir.
- Hervé, Hervé, suis-la.
- Non, c'est trop dangeureux.
- Suis-la. C'est pas souvent qu'on peut les voir. Il suffit de ne pas leur couper la route. Nous ferons attention.
Et Hervé dirige le Papadjo sur la Baleine.
- Ah ! mais regardez ! elle n'est pas toute seule. Il y a autre chose.
Il y a un baleineau qui agite en l'air ses nageoires pectorales blanches. Maintenant, il se donne carrément en spectacle, il sort de l'eau, repique ensuite de la tête, montre sa queue blanche.
Exclamations à bord. Ca doit l'encourager car il batifole à souhait. Au loin, le dos noir de sa mère.
-Hervé ! stoppe tout ! la mère rapplique. Ca devient dangereux.
La mère est revenue chercher son petit avec un air de dire :
-c'est quoi ce cirque devant des étrangers! Tiens toi un peu mieux. Et ils peuvent être méchants, tu sais. Allez, suis moi, on se taille.
c'est beau, tout ça. La maman, le bébé, comme ce que nous avons à bord d'ailleurs !

Baignades, langoustes, promenades, plages désertes, bigorneaux géants......
Petites filles qui gazouillent dans le bateau, perroquets qui passent d'ile en ile, pelican qui plonge sur sa pêche.
C'est sauvage, ici, pas un bateau de croisière, seuls les locaux qui viennent vous voir et discutent avec vous. Un peu de business tout de meme, avec vente de perles, de poissons et de fruits. Lorsque nous arrivons à l'île d'Espiritu Sancto, il ya du monde : Quatre ou cinq voiliers tout de meme. Mais, dans le genre sympa. L'un vient vers nous dans son dinghy pour nous dire de déplacer notre bateau, sinon nous le retrouverons juché sur les cailloux. L'autre qui vient de pêcher une superbe corvine nous en propose un filet entier. Ca change de l'Atlantique, tout ça.

Matin du dernier jour : Cantadora sous le soleil encore. Tout est paré pour la traversée jusqu'à Panama. Nous
ne sommes pas les seuls à partir d'ailleurs, un voilier tire déjà des bords et deux catas vont appareiller.
Notre minute de vérité avec le moteur se passe bien, il répond à la pulsion.
Mais ce ne sera que de courte durée. Il s'étouffe très vite et puis, rien, rien, rien.
Rien que les voiles, un vent de près et plus de trente milles à faire. Heureusement, un bon petit vent qui se renforçant, nous oblige à deux ris. Les catas sont vite partis dans le lointain, faisant ligne directe au moteur. Il ne reste à l'horizon que le voilier qui nous a précédés et qui, lui aussi, va tirer des bords pour rejoindre Panama.
Les deux lignes sont à l'eau. Une, assez loin derrière. Une ridicule, tout près du bord arriere. J'en ai déjà perdu deux ces jours derniers. Sans doute de grosses prises.
- Vous avez quelques petits problèmes avec vos lignes !nous a deja dit Natacha.
D'accord,depuis le début, on n'a rien pêché, dans ces eaux tres poissonneuses où même, à la nuit, pêchent les chauves-souris. Ca m'enrage ! mais que faire ! je n'ai jusqu'à présent pas pu prouver le contraire; les deux lignes cassées par de grosses prises n'ont rien pu ramener.
Soudain, je vois la plus grande des lignes qui se tend.
- Poisson !
Je tate :
- Gros Poisson !
Hervé tire le gros poisson.
- On ne le raménera pas comme ça. Va chercher le fusil !
Evelyn s'est mis des gants. Elle remonte le poisson pendant qu'Hervé arme le fusil. Le poisson est très gros, très beau, d'une espèce que nous ne connaissons pas. Il est là tout proche maintenant. Pan ! du premier coup ! la flèche le maintient bien maintenant et nous le remontons à bord.
- Venez voir le poisson.
Car, à bord, tout le monde était bien occupé et n'avait pu assiter à l'opération.
On ouvre le livre des poissons. Il s'agit d'un Pompaneau, trachinotus sp. robe a
rgentée avec reflets bleu-vert et nageoires jaunes, de forme tres arrondie. Prosaîquement, il y a de quoi manger à bord pour nous quatre pendant trois jours sans relacher.
- Tu la jettes encore à l'eau.
- Eh ! oui. Pour voir si on a encore quelques petits problemes avec notre ligne;
Mais, nom d'une pipe ! il y a du monde sur la plus petite.
Cette fois, c'est un thon de belle taille que nous remontons illico. Cela inspire Natacha. Elle va nous servir une de ses specialités : les bouchees de thon au gingembre et au soja. Un vrai délice.
Mais, notre pêche n'est pas finie pour autant car nous ramenons un autre beau poisson à bord. Cette fois, c'est sûr, nos lignes n'ont plus de problèmes. On peut les ramener pour la journée, elles ont bien travaillé, nos poulpettes roses. Elles ont droit au repos.
Sur la mer bleue, il reste du spectacle. Des chasses incroyables d'oiseaux de mer sur des bancs de poisson qui se déplaçent. Le soleil balaye de temps à autre ces regroupements d'oiseaux  en une ligne de pointillés blancs et argentés de toute beauté.
Des dauphins viennent aussi virevolté autour du bateau. C'est la fête en mer.
Approche de Panama. Longs bords dans la baie hérissée de grattes-ciel. Puis le canal.
Parés- envoyés.
-Hervé, regarde ! le remorqueur,là, il s'est arrêté. M-aintenant, on dirait qu'il vient vers nous. OArrivée des Perlas/croisiere familiale du 6 au 21 Novembre 2009

Parés ?
parés.
Envoyez !
Papadjo est dans la zone du canal. Il vient des Perlas par vent debout, à la voile. Au dernier bord, nous sommes au niveau de la premiere bouée du canal de Panama.
- Balboa Yatch Club ? Balboa Yatch Club ?
- Si
et j'explique à Carmen, la secrétaire du club, que notre moteur ne répond plus et que nous demandons qu'une des lanchas du club nous remorque jusqu'à notre bouée.
- Impossible, c'est trop loin, rapprochez-vous.
Parés ?
parés.
Envoyez !
Hervé est à la barre.Rudy, notre gendre et Evelyn aux écoutes de génois.A l'ordre d'Hervé, l'un lache l'écoute pendant que l'autre la reprend. C'est physique, ca fait les muscles.
Le canal se fait de plus en plus étroit et nous savons qu'il y aura de moins en moins de fond.
Papadjo se comporte tres bien et progresse dépassant les deux îles de Flamenco et l'immense tour de contrôle du canal. Au fait, ils vont nous repérer et sans doute, dans ces zones-là de gros trafic, la voile doit être interdite.  Mais, nous n'avons pas le choix.
- Je vais mordre sur le canal maintenant.
- Eh bien ! tu attendras. Il y a un cargo qui en sort et un autre qui y entre.
Et, à nouveau virement de bord.
A l'intérieur du bateau, il y a notre fille, Natacha, son bébé de 5 mois,Romane dans les bras et Rebecca, sa petite fille de 4ans. Tous ces virements de bord doivent être bien inconfortables pour elles toutes. Nous, par contre, nous nous amusons à faire de la voile pure. D'habitude, tout cela se fait au moteur et surtout dans ces zones là, avec des cargos dans tous les sens.
Ah ! le moteur ,
On peut le décrier le pauvre ! mais ce n'est pas lui du tout. c'est l'alternateur ! il ne marche plus, il n'alimente plus les batteries de service ni la batterie du moteur qui ne dépend que de lui. Hervé s'en est aperçu dès que nous sommes arrivés, il y a plus d'une semaine maintenant, à notre première île des Perlas, l'île de Pedro Gonzales. En effet, le deuzième jour dans l'île, ciel brumeux et batteries de service qui montrent des signes de faiblesse. Pas normal ça, avec le moteur qui a tourné beaucoup depuis notre départ. Elles devraient être chargées à plein, malgré l'absence d'apport des panneaux solaires aujourd'hui. Et le moteur qui ne veut plus démarrer ! vérification faite : sa batterie propre est à plat.
En rade aux Perlas ! scénario d'un paradis foutu.
Hervé parle de rejoindre au plus vite Panama et de reprendre la croisiere apres. Evelyn pense interieurement que le rythme serait cassé et que ce serait bien dommage. Mais, on doit d'abord penser à la sécurité de l'équipage et du bateau.
De Pedro Gonzales, où les locaux nous ont regonflé tant bien que mal, la batterie du moteur, nous remontons donc vers Cantadora où nous ferons escale pour ensuite rejoindre Panama.
Coup du ciel ! nom de Dious ! le temps se met au carrément beau. On nous avait pourtant bien dit que Novembre, c'était bad, malo, avec plein de pluie et d'orages.
Les plages de Cantadora, au sable si fin et si doré, s'illuminent tout comme les rochers de la Punta Verde. Les batteries de service se mettent à palpiter vers le haut et Rebecca courre sur la plage, éblouie de tout cet espace où seuls ses petits pas vont laisser une empreinte.
Le bébé, Romane, gazouille dans le carré.
- Eh ! si on continuait ?
Hervé réfléchit. C'est vrai que nos batteries de service ont repris de l'allure. C'est vrai aussi que la batterie moteur ne répond pas. Mais, il peut bidouiller.
Alors, recommence la croisière, avec chaque fois la minute ou les minutes de suSpense :
repartira ou repartira pas ?
Hervé connecte ses fils au moteur comme une savante araignée tisse sa toile; Ca ne démarre pas comme ca. Il faut plusieurs essais, plusieurs differentes prises de connection. On re tient son souffle. Une fois, non, deux fois, non, puis brouuuuuuu! ca repart. Applaudissements de l'équipage.
Nous repartons vers les îles, vers Kassaya puis vers l'ile del Rey et ses fabuleux mouillages.
Grouillements dans l'eau.
Regardez !
On aperçoit une espèce de machoire géante pleine de boursouflures.
- mais c'est un monstre.
- C'est affreux.
- C'est comme le monstre du Lochness.
Le gros machin se déplace montrant son dos maintenant.
- C'est une baleine, pas de doute maintenant. Pourtant, on nous avait bien dit qu'il n'y en aurait plus au mois de Novembre.
Elle s'éloigne. c'est une baleine jubarte dite baleine à bosse qui peut atteintre jusqu'à 16 mètres et pèse entre 25 et 35 t. Ses nageoires pectorales sont longues et représentent le tiers de la longueur corporelle. Son nom lui vient du fait qu'elle possède une bosse sur laquelle trone une nageoire dorsale légèrement crochue et arrondie en son extrémité. Son dos est gris foncé ou noir.
- Hervé, Hervé, suis-la.
- Non, c'est trop dangeureux.
- Suis-la. C'est pas souvent qu'on peut les voir. Il suffit de ne pas leur couper la route. Nous ferons attention.
Et Hervé dirige le Papadjo sur la Baleine.
- Ah ! mais regardez ! elle n'est pas toute seule. Il y a autre chose.
Il y a un baleineau qui agite en l'air ses nageoires pectorales blanches. Maintenant, il se donne carrément en spectacle, il sort de l'eau, repique ensuite de la tête, montre sa queue blanche.
Exclamations à bord. Ca doit l'encourager car il batifole à souhait. Au loin, le dos noir de sa mère.
-Hervé ! stoppe tout ! la mère rapplique. Ca devient dangereux.
La mère est revenue chercher son petit avec un air de dire :
-c'est quoi ce cirque devant des étrangers! Tiens toi un peu mieux. Et ils peuvent être méchants, tu sais. Allez, suis moi, on se taille.
c'est beau, tout ça. La maman, le bébé, comme ce que nous avons à bord d'ailleurs !

Baignades, langoustes, promenades, plages désertes, bigorneaux géants......
Petites filles qui gazouillent dans le bateau, perroquets qui passent d'ile en ile, pelican qui plonge sur sa pêche.
C'est sauvage, ici, pas un bateau de croisière, seuls les locaux qui viennent vous voir et discutent avec vous. Un peu de business tout de meme, avec vente de perles, de poissons et de fruits. Lorsque nous arrivons à l'île d'Espiritu Sancto, il ya du monde : Quatre ou cinq voiliers tout de meme. Mais, dans le genre sympa. L'un vient vers nous dans son dinghy pour nous dire de déplacer notre bateau, sinon nous le retrouverons juché sur les cailloux. L'autre qui vient de pêcher une superbe corvine nous en propose un filet entier. Ca change de l'Atlantique, tout ça.

Matin du dernier jour : Cantadora sous le soleil encore. Tout est paré pour la traversée jusqu'à Panama. Nous
ne sommes pas les seuls à partir d'ailleurs, un voilier tire déjà des bords et deux catas vont appareiller.
Notre minute de vérité avec le moteur se passe bien, il répond à la pulsion.
Mais ce ne sera que de courte durée. Il s'étouffe très vite et puis, rien, rien, rien.
Rien que les voiles, un vent de près et plus de trente milles à faire. Heureusement, un bon petit vent qui se renforçant, nous oblige à deux ris. Les catas sont vite partis dans le lointain, faisant ligne directe au moteur. Il ne reste à l'horizon que le voilier qui nous a précédés et qui, lui aussi, va tirer des bords pour rejoindre Panama.
Les deux lignes sont à l'eau. Une, assez loin derrière. Une ridicule, tout près du bord arriere. J'en ai déjà perdu deux ces jours derniers. Sans doute de grosses prises.
- Vous avez quelques petits problèmes avec vos lignes !nous a deja dit Natacha.
D'accord,depuis le début, on n'a rien pêché, dans ces eaux tres poissonneuses où même, à la nuit, pêchent les chauves-souris. Ca m'enrage ! mais que faire ! je n'ai jusqu'à présent pas pu prouver le contraire; les deux lignes cassées par de grosses prises n'ont rien pu ramener.
Soudain, je vois la plus grande des lignes qui se tend.
- Poisson !
Je tate :
- Gros Poisson !
Hervé tire le gros poisson.
- On ne le raménera pas comme ça. Va chercher le fusil !
Evelyn s'est mis des gants. Elle remonte le poisson pendant qu'Hervé arme le fusil. Le poisson est très gros, très beau, d'une espèce que nous ne connaissons pas. Il est là tout proche maintenant. Pan ! du premier coup ! la flèche le maintient bien maintenant et nous le remontons à bord.
- Venez voir le poisson.
Car, à bord, tout le monde était bien occupé et n'avait pu assiter à l'opération.
On ouvre le livre des poissons. Il s'agit d'un Pompaneau, trachinotus sp. robe a
rgentée avec reflets bleu-vert et nageoires jaunes, de forme tres arrondie. Prosaîquement, il y a de quoi manger à bord pour nous quatre pendant trois jours sans relacher.
- Tu la jettes encore à l'eau.
- Eh ! oui. Pour voir si on a encore quelques petits problemes avec notre ligne;
Mais, nom d'une pipe ! il y a du monde sur la plus petite.
Cette fois, c'est un thon de belle taille que nous remontons illico. Cela inspire Natacha. Elle va nous servir une de ses specialités : les bouchees de thon au gingembre et au soja. Un vrai délice.
Mais, notre pêche n'est pas finie pour autant car nous ramenons un autre beau poisson à bord. Cette fois, c'est sûr, nos lignes n'ont plus de problèmes. On peut les ramener pour la journée, elles ont bien travaillé, nos poulpettes roses. Elles ont droit au repos.
Sur la mer bleue, il reste du spectacle. Des chasses incroyables d'oiseaux de mer sur des bancs de poisson qui se déplaçent. Le soleil balaye de temps à autre ces regroupements d'oiseaux  en une ligne de pointillés blancs et argentés de toute beauté.
Des dauphins viennent aussi virevolté autour du bateau. C'est la fête en mer.
Approche de Panama. Longs bords dans la baie hérissée de grattes-ciel. Puis le canal.
Parés- envoyés.
-Hervé, regarde ! le remorqueur,là, il s'est arrêté. M-aintenant, on dirait qu'il vient vers nous. Oui! il vient vers nous.
- Ola !
Et nous voilà expliquant la panne de moteur. Les autres nous disent qu'ils appellent pour nous un autre remorqueur plus petit pour nous dépanner. Au fait, c'est interdit de mettre à la voile dans la zone du canal.Mais Hervé est furieux.
- On est bien comme ca. Pourquoi arrêter ? On va l'avoir le Yatch club.
Evelyn, plus prudente, préfère, surtout dans cette zone, accepter le remorquage.
Le petit remorqueur arrive. On lui donne un bout. Il s'est mis, l'idiot a la hauteur de la jupe du Papadjo et prétend ramener l'avant  en faisant tourner d'un bord le bateau. Manoeuvre stupide et dangereuse qui rapproche de trop près la proue du remorqueur de la pope du Papadjo.
-No ! no no no
Je crie que je ne suis pas d'accord. Hervé est à l'avant et n'a pas compris les manoeuvres du remorqueur mais s'aperçoit tres vite de ce qu'il en est.
Les hommes sont abasourdis. On leur demande de lacher notre aussière et de la reprendre ensuite à l'avant. C'est ça ou rien.
Evelyn ravale sa salive. Tout ca pour rien et il va falloir remettre les voiles.
Mais les hommes du remorqueur obtempèrent et enfin commence le remorquage vers le Yatch club. La nuit s'est faite entre temps. Les bouées du canal défilent. Nous avançons à la lisière des bouées rouges lorsqu'un cargo, genre baleine de l'espèce, pointe son rostre avant sur notre tribord et passe souverainement près de nous. Enfin tout près du pont des Amériques, les bouées et deux lanchas dépêchées par le club pour aider à l'amarrage. Ouf! ouf! ouff!
Nous y sommes. Maman et bébés en sécurité.
Le remorqueur nous demandent notre identification aupres du canal pour faire leur rapport.
En fait, comme nous avons deja passe le canal, on ne voit pas trop comment ils pourraient nous facturer le remorquage. Et de facture, il n y en aura pas.
Croisiere soleil, chaleur, baleine, dauphins, poissons a l'hameçon, bebe dans son moÏse, petits pas de fillettes sur le sable, halètement de moteur et petit souffle de batterie.

Ah! vous aurez du mauvais temps, Ah! il n'y aura plus de baleine, Ah! un bébé dans le bateau ! AH! Ah! ce qu'on en a écouté.
Mais on se l'ai faite tout de même, cette croisière ! iN'shallah !