Le lendemain du passage du canal, Papadjo prend le large pour atteindre les iles Perlas ou comme le nom l indique se peche la perle naturelle.

Petole lorsque nous quittons Panama, puis petite brise et on monte tout de meme a 15 nds. Herve prend deux ris et Evelyn peche un thon, Iles en vue et recherche d un mouillage, des pecheurs nous accostent et nous donnent un super poisson,
Ou ancrer ici ?
de l'autre cote de la baie, ici ca descend beaucoup

On peut comprendre,comme Evelyn le fait, que c'est derriere la pointe rocheuse qui ferme la baie ou nous sommes, donc dans un autre mouillage. Pourtant on pourrait aussi traduire comme Herve, dans la baie, mais du cote oppose. Et c est cette derniere interpretation qui est adoptee.

Ok nous passons une bonne nuit. le matin, vers 11h nous devons récuperer deux copains qui viennent en exploration dans le coin, Michel et FRanck. Nous avons tout le temps d'aller dans ' autre baie ou nous avons rdv. Plongee ; le fond est tapisse de corail tres ressere comme un tapis brosse. On croise une raie leopard alors qu'une grosse murène gigote dans le fond. C'est clair et colore. Nous sommes seuls dans cette baie et cela fait vraiment plaisir. Il fait beau et une petite brise rend tout agréable.
C'est au moment de partir que les choses se gâtent. Herve remonte l'ancre. Crissement, le gouvernail touche les coraux.
- Stop ! arrete-toi, ca touche. je met marche arriere.
Crisse, crisse le gouvernail, le bateau ne bouge plus. Le lock donne pourtant encore un metre mais rien n'y fait. Nous sommes faits. Je pense a tous ceux qui ont perdu leurs bateaux dans les coraux,,,,,,
le gouvernail se trouve sur une protuberance de corail alors que le reste du bateau flotte encore. Puis tout descend. Manque de chance, ce sont les grandes marees. Crack , crack, la semelle du bateau touche les coraux. Sur, on ne sera pas au rdv dans l autre mouillage quand l'avion de Franck va atterrir. Tous deux inspectons maintenant les fonds. On a pied et de l'eau jusqu'a la taille. Dix coups de palme plus au large, il y a de la profondeur. Inutile de s'enerver, la derive est remontee depuis la veille. A midi, nous pourrons nous degager des coraux.
Herve va mettre une ancre a l'arriere du bateau par securite et pour le degager au plus vite des qu'il flottera. Vrombisseent, c'est l'avion de Franck. Petite musique, c'est Franck qui appelle mon portable.
- rdv sur Playa larga. Ce ne doit pas etre tres loin de l aeroport. Au fait Franck, tu n'as pas oublie de nous amener l'annuaire des marees,
- non, je l'ai.
ouf ouf ouf. Se planter ainsi le premier jour, ca suffit.
Pas meme dix minutes se sont ecoulees que nous voyons Franck descendre la plage en compagnie de Michel. Herve va les chercher en annexe. Le Papadjo flotte maintenant. On se degage et on appareille pour l'ile Kasaya que Michel et Franck veulent explorer pour peut-etre y implanter une base pour leur compagnie d'eco-tourisme.
- Baleine en vue !
decidement on ne sera pas en panne d emotion pour nos premiers milles dans le Pacifique.
- Ou est elle ta baleine, Franck !
- la sur le travers du bateau.
- tu es sur d avoir vu une baleine.
- sur, elle etait grande comme un bus.
Soudain, j'apercois une queue et a un autre moment un peu de noir. Mais c est tres loin.
- c est encore l 'epoque des baleines.
- encore un peu, elles vont bien vite partir.
- donc on a des chances d'en voir
- certainement, tu verras.
enfin, j'espere voir un peu plus qu' une queue ou qu'une trace noire, un bus quoi !