Qu'est-ce qu'un weekend Brésilien ? C'est surtout la farniente, chez soi ou sur les plages sans oublier la nuit non-stop à Jacaré dans les cafés-concerts (jusqu'à plus de 5H3O du matin, nos oreilles en savent quelque chose). Et pourquoi pas pour nous ! Allons voir plus loin de quoi est fait le Brésil. Tony, un ami espagnol qui navigue depuis 3 ans entre Uruguay, Argentine et Brésil, est de la partie.
- Mais, Tony, nous ne savons même pas où nous allons, comment ça s'appelle.... Juste qu'il faut prendre un ferryboat  et aller en face du port de Cabedelo.
- Ca n'a pas d'importance et c'est même mieux comme ça.

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Embarquement

Donc c'est très décontracts que nous partons tous trois de bon matin pour prendre d'abord le vieux tortillard tout pourri qui nous dépose à Cabedelo (Ah! s'ils voyaient nos Tgv, les Brésiliens se prendraient une bonne jaunisse) et nous sommes à la minute pour embarquer sur une grosse barge halée par un puissant bateau à moteur. Sitôt arrivés, nous décidons de prendre un bus pour aller loin vers les plages de l'océan (car ce sont elles l'attraction des lieux).
Ca cahote pendant des kilomètres au milieu des cocotiers avec quelques vues sur le fleuve, puis sur la mer. Super ! cela fait 4 mois que nous ne l'avons pas vue. Et nous descendons dans la localité de Lucenda pour rejoindre la plage qui contourne sur des km une immense baie protégée des assauts de la mer par des récifs qui moutonnent au loin. C'est superbe !

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A perte de vue

       Deuxième vision : seule, sur une lanjada, le voilier local sans franc-bord mais doté d'un petit banc, une brésilienne bien cuivrée qui se morfond à attendre son marin.

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Seule sur une lanjada !
       Notre Tony engage la conversation bien sûr. Il a l'âge de notre fils et l'attirance pour les belles filles. Hervé tourne un peu autour de la barque pour apprecier les formes animees en inanimees.

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Petite causette
Puis nous continuons notre chemin, vers une pointe éloignée bordée de cocotiers.
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Vers la pointe des cocotiers


Des enfants poussent un charriot et s'amusent en nous voyant.

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Les enfants au charriot

Des pêcheurs tirent leurs filets sur le rivage.
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D'autres les ravaudent à l'intérieur de leurs huttes.

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D'autres encore rentrent le mât de leur lanjada après le travail.

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Petite hutte de pêcheur

Nous nous asseyons un moment dans une de ces cases, à discuter avec  eux. Tony parle courrament le Brésilien. Ca aide. Plus loin, un garçon sur une barque rouge attend que la voile sèche.

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Hervé et Tony s'interressent à la jolie barque

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C'est fou comme ici les femmes attendent sur les lanjadas.

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    Il n'est pas loin de l'heure du repas et tout en marchant, Tony repère une petite paillote, isolée sur la plage. Nous nous arrêtons et prenons place autour de la table jaune, les pieds dans le sable. La serveuse est super mignonne, pieds nus bien sûr, avec une short riquiqui et un sourire avenant. Tony commande une cerveja et négocie le repas.

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Jocaste et le poisson
C'est fameux, un magnifique poisson que nous présente Jocaste
et qui sera accompagné d'une sauce au lait de coco, de purée de manioc, de pommes de terre, carottes.....

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Le festin
Nous nous délectons. Dire qu'en Europe, c'est dans ce genre de boui-boui qu'on paie cher pour manger mal. Ici, il faut attendre très longtemps pour être servi car tout se prépare à la commande. Et c'est excellent.

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Relax !Commande des cafés
Nous demandons s'il y a des hamacs car la sieste sous la paillote ventilée par la brise caressante du Brésil, c'est le plaisir que l'on ne se refuse jamais. Jocaste nous amène des transats.

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la bicyclette bleue !
C'est bien ça. Plus d'actions, rien qu'un regard sur l'immensité de la mer, sur le vendeur de glace qui parcourt les km de plage avec sa bicyclette bleue et sa glacière assortie, sur la petite fille qui sort du bain, sur la petite famille abritée sous son parasol, seule sur des étendues de sable blanc.

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16. Sortie du bain !

Et nous reprenons la marche au-delà même que la pointe des cocotiers pour rejoindre enfin la seule route du littoral.

L'autocar branquebalant s'arrête à toutes les levées de main, nous dit-on. Nous recherchons l'ombre en attendant et un petit groupe de gamins d'une quinzaine d'année s'attroupe autour de nous. L'un d'eux tend un magnifique escargot de mer aux nuances rouge grenat. Il pèse bien dans les deux kilos. Je demande combien ça coûte. Hervé rouspète dur : encore une chose sur le bateau, nous allons couler ! Tony se fait mon ambassadeur et négocie : de 15 réals nous tombons à 10 puis à 7; les gosses ramènent deux autres coquillages plus petits mais très beaux aussi. Cela, c'est pour 5 réals.
Hervé rouspète toujours. Tony tend 12 réals pour l'achat de deux coquillages, un pour lui et un pour moi. Les gosses empochent ravis. A ce moment précis, Hervé s'exclame et dit :
"Les deux autres ont eu leur coquillage et je n'ai rien. Vous devriez me donner celui qui reste"
"Tenez, prenez-le" dit le gosse
" Mais, vous donnez pour rien, vous êtes fous" (Evelyn et Tony)
"Oui ! on est fou"
Nous sommes tous trois confondus par la gentillesse et la générosité du gosse. Hervé,  tout réjoui, oubliant que nous allons couler le Papadjo, palpe à plaisir son coquillage.
- Voilà une bonne journée, dit Tony. On a rien programmé que partir et tout s'est arrangé pour le mieux, la visite, le repas, les gosses.....
Hervé et moi ajouterions la bonne compagnie de Tony également.

Tout cela se finit sur le Papadjo autour d'un bon caipirinhia et d'un houmous libanais.

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C etait un weekend à la brésilienne.