Bienvenue au Brésil Bis !

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     Et nous voici de nouveau au Brésil ! Pourtant ce départ de France fut plutôt stressant. Allait-on vraiment partir ? Hervé se découvre à 5 jours du départ, une dent cassée, une dent diablement carriée et pour finir se tord de douleur dès qu'il est dans son lit. Pour comble de chance, dentiste et médecin de St Antonin ne sont pas disponibles et c'est à Bordeaux où il se fait soigner in extrémis, courant d'un praticien à l'autre.

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Hervé, bon pour la mer !

        Bon pour la mer tout de même mais avec cependant un petit détail bien embêtant : le médicament qui soigne les douleurs proscrit tout prise d'alcool. A jeun, Hervé ! le voici faisant parti,malgré lui de la croix d'or. De mon côté, j'ai le bordereau d'envoi pour le Brésil de la part de mon chirurgien.

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Evelyn, bonne pour la mer  !

Du coup, j'apprécie vraiment tous les petits bordeaux que nous servent nos enfants,avant de partir. Le monde n'est pas juste ! A propos de médicaments, j'en ai emballé pour 4 à 5 kilos afin de refaire la pharmacie du bateau, tout en méditant sur les douanes brésiliennes qui risquent de pénaliser tout ce chargement. Mais la chance est tout de même avec nous. Après 24 heures de ce long voyage, nous voici au premier contrôle de police à l'aéroport. Je visionne bien sûr l'affiche prohibant l'importation de médicaments, de graines etc etc.... Quand notre tour arrive de passer devant les policiers, ils refusent catégoriquement de traiter nos passeports. Et porque ? Porque il faut calculer combien de jours il nous reste par rapport aux 6 mois alloués par le visa et intérrompus par notre retour en France. Du coup, nous regardons passer l'avion entier avant enfin d'être admis dans un bureau où le calcul va se faire; tranquilo, avec le sourire et "servez vous de l'eau, s'il vous plait". Entre temps,une hôtesse a eu la gentillesse d'avertir notre chauffeur de taxi qui promet d'attendre. Le calcul se fait. On nous en donne même de trop et nous nous retrouvons avec 25 jours entiers de Brésil. Libres, libres de passer maintenant devant la douane avec nos kilos de médicaments ! le doliprane, le spasfon et le reste se mettent à frétiller dans les sacs.C'est à qui chevauchera l'autre pour mieux se camoufler ! Mais le douanier, à cette heure tardive, devant ces pauvres touristes tout esseulés, fait signe de passer avec un large sourire. Bingo ! Ca, c'est le Brésil !

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Papadjo en caracos de soleil !

Jacaré pour la 3em fois avec un superbe soleil, une température de rêve, les hirondelles qui nous avaient quittés à St Antonin (peut-être pas les mêmes, mais c'en est). Papadjo, en pleine forme, avec notre Aloé Véra qui comme les chats a bien vécu notre absence.

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L'ALoé du bateau.

         Vite, les shorts, le hamac, manger dehors, parler brésilien, se réveiller dans le fleuve, acheter des ananas, fruits de la passion, mamao, citrons verts;

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Le vieux pêcheur qui revient

   Voir sur la plage le vieux pêcheur qui revient, un autre qui lance l'épervier et sur la piste les cavaliers aux pieds nus qui longent la rive.

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Les cavaliers aux pieds nus.

      Sympas nos nouveaux voisins de ponton, des allemands avec lesquelles nous parlons l'anglais. Nous retrouvons aussi des danois rencontrés à Agadir puis aux Canaries.

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le lanceur d'épervier

          Et puis il y a la bonne surprise. Notre voisin, Bernard, du genre bien portant, force de la nature, nous dit que lui aussi prépare son bateau pour le départ; Mais, pas plus de deux heures par jour, n'est-ce-pas ! il faut bien vivre. Comme il a raison ce brave homme ! Pourquoi se priver ? Depuis que nous connaissons Jacaré - nous y sommes en bateau pour la troisième fois - nous nous promettons toujours d'aller en petit tranport local explorer l'île qui fait face. Mais, c'est toujours un départ laborieux à préparer et nous laissons le petit transporteur aller et venir sans nous. Cette fois, c'est samedi, on y va surtout que le départ se fait sur la plage juste en face du bateau.

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Attention ! départ pour rien que le plaisir !

     Nous prenons place avec les bicyclettes dans une pirogue motorisée et pour 1 réal nous voici transportés dans un autre univers.

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L'île des indiens en vue

         Nous attend de l'autre côté de l'île une rive ponctuée de maisonnettes de poupée coiffées de chaume et d'immenses manguiers incandescents.

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Manguiers incandescents.

      Nous sommes loin du Brésil tapageur et moderne. Nous sommes chez les indiens du coin qui vivent exclusivement de la pêche.

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Maisons de poupée,leurs plantes et leurs boitiers électriques.

Ce qui frappe, lorsque nous nous aventurons dans leur village, c'est la similitude avec la Casamance : maisons clairsemées parmi les manguiers et les cocotiers, murs de torchis et toits de chaume, arrière-cour pour la cuisine en pleine air avec casseroles qui sèchent autour d'un arbre, avec le repas qui mijote au-dessus du feu de bois contenu entre deux pierres sur une table de pierre rudimentaire. Seule différence : ici, chaque maison est équipée d'un superbe boitier électrique transparent et le village dispose de lampadaires publics.

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Cuisine à l'indienne.

L'acceuil est chaleureux. Nous parlons avec ceux que nous rencontrons.

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Au hasard du chemin

Les mères nous montrent leurs bébés, les grand-mères nous font admirer les plantes qui ornent le devant de leur petite maison, genre de plantes que nous mettons en France à l'intérieur et qui poussent ici dehors, merveilleuses.

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Mais voyons entrez donc !

        Une d'elle nous invite à entrer chez elle et nous offre le café dans des pots de yaourt en verre en nous présentant sa famille. Bien sûr, elle se plaint qu'ici il n'y a rien, pas de magasins etc etc. Ils sont pauvres. Mais, ils sont bienveillants. Leur village est propre et soigné.

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Venez donc boire un café chez moi !

        Nous ne ressentons que de la sollicitude pour nous et nous n'hésiterons pas plus tard à siroter une bière dans l'abri des pêcheurs. Ils sont là près du fleuve à ravauder leurs filets. Ils nous disent qu'ils pêchent la crevette et un tas de poissons dans le fleuve et font la récolte des huitres de mangrove. Pour la photo, l'un d'eux brandit une arme factice et tous éclatent de rire.

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15. Pan ! Pan !

Et oui ! on fait peur à tout le monde. Attention aux voleurs, aux assassins ....Du coup, on hésite à faire un pas en dehors des chemins battus. Pourtant,ce petit village reste tout inoffensif et acceuillant. Les tour-operators ne le prendront certainement pas pour cible. Tant mieux pour ceux qui comme  nous vont s'y aventurer !