Itacare I.
14°16S  38°59W
1/O5 au 10.O5
Bonne pêche/Emotions dans la passe.

Des Abrolhos, nous essayons de rallier le mouillage de Cumuruxatiba. La chance est avec nous. Et d'un thon pour Hervé !

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1. Thon pour Hervé

Et d'une daurade coryphène pour Evelyn !

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2.Daurade coryphène pour Evelyn.

La nuit cependant est déjà tombée. Impossible de repérer la passe. Des masses sombres se précisent à l'approche, des récifs. Demi-tour immédiat. Nous reprenons la mer protectrice et décidons de rallier Itacaré à 16O miles de là. Le vent se lève portant et Papadjo va bon train toute la nuit si bien que nous arrivons à l'aube au large d'Itacaré.

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3. Beauté de l'aube

Des falaises couvertes de forêt tropicale se découpent sur un ciel tourmenté.

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4. Falaise et passe

Heureux  de sa nuit passée en mer, l'équipage se réjouit tout autant d'entrer dans les eaux calmes du port. C'est la même configuration qu'Ilheus, une longue plage de sable où viennent s'éclater les vagues et ici elles sont particulièrement fortes.
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5. Bancs de sable et déferlantes

Au bout d'un piton rocheux que commande un grand phare blanc se trouve la passe qui ouvre sur deux baies merveilleuses dont la seconde autorise un mouillage protégée.

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6. le phare blanc et la passe vus du mouillage.

C'est marée basse ,nous approchons cependant. La houle se fait sentir et l'approche n'engage rien de bon. Nous reprenons la mer, attendant plus d'eau et peut-être l'appui d'un bateau de pêcheur,mais il est sept heures du matin, la marée haute est à midi...longue attente.

C'est alors que nous voyons sortir un bateau de pêche , mais il fait des ronds et ne semble pas vouloir prendre le large. Bizarre ! approchons voir. Ce bateau est sorti pour nous guider. Au poil ! Un marin saute à l'eau et monte sur le Papadjo. Je me méfie et lui pose la question : Quanto ? Combien ? Nada ! Rien !.Puis il nous explique qu'ils font cela pour empêcher les voiliers de se mettre sur le banc de sable
OK !!!!

Et nous voila partis. Le bateau de pêche à l'avant et le Papadjo qui suit. Là, j'ai regretté de ne pas avoir l'appareil de photo. On est rentré dans la houle, premièr rouleau, second rouleau. Evelyn, à la barre, diminue la vitesse, me dit qu'au haut de la vague, elle a peur de rentrer dans le bateau de pêche. Au troisième rouleau,  j'ai senti que le bateau, comme une vulgaire planche, se mettait de travers dans la vague. J'étais à l'avant, discutant avec le pêcheur, nous sommes vite venus à l'arrière car je craignais pour une fausse manoeuvre. Tout naturellement, le pêcheur a pris la barre et a négocié la vague suivante. Et c'était fini. Nous étions dans la première baie d'Itacaré.

6A_1er_baie

6A Première baie vue des bancs de sable.

Il fallait encore négocier la passe pour accéder à la deuzième baie. Nous sommes passés au ras des éceuils de la pointe, dans très peu d'eau. Petits instants intenses.

6B_Passe_entre_2_baies


6B Passe entre 1er et 2em baie.

Quand nous sommes sortis d'Itacaré, une semaine plus tard, nous n'avions pas de marin et nous étions à marée haute. Nous sommes toujours sur le papadjo.