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La passe de Itaparica
7°49 S  34° 57W

Ils en ont de ces jolis noms ici, à faire rêver comme cette petite île où nous nous sommes abrités après une navigation difficile. En fait, après avoir quitté Cabedelo, Papa Djo a ferraillé toute une nuit contre un vent du Sud-Est et un courant qui portait à la côte, qui on le sait, est frangée d'une longue ligne de récifs. Nous en avons eu marre au petit matin et au lieu de poursuivre jusqu'à l'île de Tatuoca, après Récife, nous avons fait cap sur Itamarica, bien plus détaillée sur notre guite et notre ordi. Heureusement car la passe se prend entre l'île bordée de récifs et des bancs de sable qui prolonge le ravissant îlot de Coroa do Avio, pris d'assaut par les vacanciers brésiliens. Il faut du large, repéré, le forte Orange, qui date du 15em siècle et de l'occupation Hollandaise et se confond parfaitement avec l'environnement. Par contre, à la jumelle, on en voit des paillottes et quelques immeubles qui de loin peuvent passer pour des forts. In extrémis, on l'aperçoit notre forte sur babord comme les bancs de sable qui s'allongent pour nous rencontrer sur notre tribord. Mais tout se passe bien avec une approche entre 3 et 5 mètres. Et c'est magnifique, cette entrée dans la passe. P1010027Dommage, l'appareil photo est trop loin et il faut se concentrer dans le chenal. Les Brésiliens sont à la plage ou dans leurs nombreux "vaporétos". Ca fuse de partout. Nous progressons dans le chenal et choisissons
notre mouillage en face de l'Eglise de Vilha Vela nichée dans les cocotiers. Il fait super beau mais on est super crevé. On verra tout cela après.
Après, c'est bien. Vue sur la passe et le large. Couchers et levers de soleil splendides. Atmosphère de vacances, de détente dans décor paradisiaque. On aime. Mais surtout quand cette nature se livre à nous le matin et en fin de journée, débarrassée de toute la foule et des "vaperetos". Dégusté des huitres de palétuviers toutes fraîches et les superbes gambas d'ici cuisinées au gingembre et lait de coco ! un délice. Continuons sans faiblir la cure super vitaminée d'ananas, papagayo, banane, maracuya, mandarine, coco et autres fruits dont nous ne connaissons pas le nom.  P1010001Nous nous attendons à une nav difficile pour descendre dans le sud vers Salvador de Bahia car contrairement à toutes les sources, c'est du vent de Sud-Est qui est au menu tous les jours !
Papa Djo n'a pas fait sa sous-marine encore et les eaux tropicales lui font pousser une bonne barbe. Aussi, nous repartirons propres, prendrons bien le large pour éviter récifs et courant avec le moral refait et nous verrons bien qui gagnera cette fois-là !!!